SUD FORMATION

Découvrez notre pôle médiation

Nous sommes un organisme de formation et d’insertion professionnelle et sociale qui avec son pôle médiation intervient dans les écoles et quartiers de Marseille.

La Médiation en quelques mots…

Il y a un certain paradoxe à parler de politique locale de sécurité, dans la mesure où l’action de la police et de la gendarmerie relève d’un pouvoir régalien qui échappe comme tel au champ de la décentralisation. Mais force est de constater que la sécurité ne se réduit pas à l’action répressive : sans déléguer ses pouvoirs, l’État a cherché à organiser avec les collectivités territoriales les formes d’un partenariat qui permette de répondre au plus près à la demande locale de sécurité.
Les lieux et périodes identifiés par le schéma local de tranquillité publique comme particulièrement sensibles doivent faire l’objet d’une plus grande présence humaine.
Les polices nationale et municipale n’ont pas vocation à assurer seules la tranquillité publique. Les bailleurs sociaux, les opérateurs de transport, les centres commerciaux, les collèges et lycées, les services publics de proximité ont un rôle essentiel dans ce domaine.
En cela, les médiateurs sociaux chargés de la tranquillité publique constituent des acteurs-clés et des liens d’évidence quant à l’enjeu si particulier du renforcement de la participation de la population.

Qu’ils travaillent de jour ou de nuit, les agents de médiation ont le vent en poupe.
Leurs missions : assurer une présence humaine dans la rue, dans les transports collectifs, auprès des lieux de scolarisation, écouter, dialoguer, apporter une aide aux personnes en détresse, résoudre les petits conflits de la vie quotidienne, prévenir les dérapages… et bien plus encore.
En contact permanent avec le public, les médiateurs participent activement à la réduction du sentiment d’insécurité et au rétablissement du lien social.

La médiation sociale visant à la tranquillité publique consiste en une présence active de proximité qui suppose d’aller au-devant des personnes pour rassurer, prévenir les incivilités et réguler les conflits, mais aussi informer et orienter. Les médiateurs, en charge de cette tranquillité publique, ont vocation à désamorcer les situations conflictuelles par le dialogue ; ils interviennent à un niveau infra-pénal, de manière préventive, sans pouvoir coercitif.
C’est aussi en s’appuyant sur leur activité, associée à des éléments d’ambiance, qu’ils contribuent à l’observation de la délinquance (incivilités, dégradations, lieux et périodes sensibles), en apportant leur appréciation dans le respect du cadre déontologique de la médiation sociale.
La réalisation de diagnostics de médiation sociale dans les différents secteurs peut utilement contribuer à cet objectif.

Il nous faut encourager les démarches novatrices comme les visites de sites et les marches exploratoires, particulièrement adaptées pour associer les usagers d’un espace public. En effet, elles permettent une expression de leur ressenti, des difficultés vécues et un recueil des idées pouvant alimenter les pistes de solutions adaptées aux besoins.
Au-delà de la participation aux diagnostics, il convient de favoriser une implication pérenne des habitants dans le suivi des réponses mises en œuvre et de soutenir leurs initiatives en faveur de la prévention des conflits et des incivilités (implication dans des actions de médiation, mobilisation de « communautés de voisinage » dans le traitement des incivilités sur les espaces collectifs, mise en place de référents d’immeubles auprès du parc HLM…).

Les médiateurs sociaux sont des facilitateurs quant à l’accès à la citoyenneté ; ils ne sont pas des surveillants, garants de l’ordre public, ni des assistants sociaux, ni des psychologues.

La médiation fait sens lorsque les médiateurs, tout en répondant aux demandes des bénéficiaires du dispositif, parviennent à orienter leurs pratiques vers une responsabilisation des habitants qui aboutirait à une réappropriation de leur fonction de citoyen.

La médiation devient alors un moyen de contribuer à stimuler l’action collective des individus, plutôt que de relever d’une volonté d’améliorer la relation des habitants avec les institutions.

Une réponse d’évidence aux problématiques sociales

Depuis 2011, Sud Formation s’est pourvu d’un pôle médiation.
Les actions s’inscrivent au sein de plusieurs dispositifs de médiation dont les objectifs sont  : la lutte contre les conflits d’usage sur l’espace public et dans les parties communes par le biais du dialogue, le rappel à la règle et au règlement intérieur, l’orientation, voire l’accompagnement, des habitants vers les acteurs dédiés, les conflits de voisinage, la lutte contre les incivilités par un travail pédagogique et explicatif, l’appropriation positive par les habitants des espaces partagés et la restauration du lien social en parallèle avec les partenaires locaux.
Les médiateurs contribuent à l’actualisation du diagnostic des territoires grâce à la veille territoriale, et travaillent en lien étroit avec les différents acteurs du territoire : centres sociaux, associations de proximité, ADDAP 13 (éducateurs spécialisés et médiateurs), associations spécialisées, les établissements scolaires, les services de la Ville, …
Il s’agit entre autre de mettre en place des protocoles spécifiques de collaboration en fonction des problématiques relevées, des modalités de communication, de saisine et de partage d’informations contractualisées avec les différents partenaires, protectrices des personnes et référées à la charte de la médiation sociale de 2001.

Nos actions de Médiation

Dispositif de médiation correspondant de proximité secteur sud de Marseille

8 médiateurs (trices), un Coordinateur d’équipes, 1 chef de projet tuteur.

Secteur : 8ème, 9ème, 10ème, 11ème et 12ème arrondissements de Marseille Zones ZSP politique de la Ville.

Dispositif de médiation sociale dans les quartiers prioritaires de Marseille

11 médiateurs (trices), 2 Coordinateur d’équipes, 1 chef de projet tuteur.

Secteurs : 9ème, 10ème, 11ème arrondissements.

Médiation Littorale écoles et quartiers

16 médiateurs, 2 coordonnateurs, 1 chef de projet

secteur : 13009.

Dispositif de médiation et de prévention lycée (PRMSE)

L’effectif est de 16 médiateurs(trices), 3 Coordinateurs d’équipes, 1 chef de projet

Les lycées concernés sont les suivants :

  • Lycées Poinso Chapuis (8ème)
  • Lycées Marseilleveyre (8ème)
  • Lycées LEAU (13008)
  • Lycées Frédéric Mistral (8ème)
  • Lycées Jean Perrin (10ème)
  • Lycées Ampère (10ème)
  • Lycées Marcel Pagnol (10ème)
  • Lycées Brochier (13010)
  • Lycées René Caillé (11ème)
  • Lycées La Fourragère (12ème)

Dispositif de médiation et de prévention aux abords des collèges

Les missions principales :

  • Lutter contre le sentiment d’insécurité
  • Les médiateurs participent, en partenariat avec les conseillers principaux d’éducation, aux projets de lutte contre l’absentéisme menés dans les établissements
  • Organiser avec l’établissement des actions d’aide à la parentalité permettant notamment d’accompagner les familles concernées et de les informer des exigences scolaires et réglementaires de l’institution
  • Favoriser les fondements républicains
  • Participer à renforcer le lien entre les familles et le collège afin de rendre les parents plus acteurs du parcours de leurs enfants
  • Aider au développement des capacités et à la construction de l’identité 

L’effectif est de 12 médiateurs, 1 coordinateur et 1 chef de projet.

Les collèges concernés sont les suivants :

  • Collège Roy d’Espagne (13009) 
  • Collège GYPTIS (13009)
  • Collège Château FORBIN (13011)
  • Collège François VILLON (13011)
  • Collège des CAILLOLS (13012)
  • Collège Louis ARMAND (13012)
  • Collège Germaine TILLION  (13012)
  • Collège Darius Milhaud (13012)